27 Juil

J’avais les mains moites, possédées d’un liquide oscillant entre les larmes de joie et la panique de l’instant. Je tenais sa main, je serrais la peau avec conviction.
Lorsque l’on a plus rien à perdre on prend toujours les choses à pleine main, on se fout de la moiteur, des ongles dévastés par le stress, des bagues pleines de restes de savon.
On se sent parfait comme dans un nouveau vêtement. Je suis la plus belle. Je suis parfaite, creusée dans mes imperfections, gravée dans ses yeux qui se tournent vers moi.
– Alors, qu’est-ce qu’on fait? Les amours récidivistes sont-ils comme ces prisonniers qui finissent par retourner derrière les barreaux?
–  Je ne sais pas.
Je déglutissais les paroles trop sentimentales, les «mon amour» qui suintaient de mon regard à peine rassasié de sa venue. Mes phrases lapidaires comme pour égratigner la profondeur d’un sentiment dans lequel nous nous sommes noyées trop de fois.
J’avais envie de lui offrir des roses autant que de la baiser sur le carrelage de l’appartement.
Les amours récidivistes… J’aimais ce nom qu’elle nous avait choisi, il prenait des allures de mauvais garçon, de risque, d’exaltation et de rédemption.

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