Archive | octobre, 2017
27 Oct

J’avais quinze ans les premiers jours de notre rencontre
C’est fou comme quand t’as rien tout change en une seconde
Les regards, les absences et les absinthes, les miroirs
J’osculte cent fois le reflet avant de te revoir
Histoire de savoir, ou juste pour me faire croire
Nos existentialismes n’existent pas par hasard
J’avais quinze ans je croyais tout
Les caresses, les paroles, les boire, m’en foutre partout
Jamais assez de toi, j’avalais jusque tard
Je ne dors plus vraiment mais s’endormir c’est quoi
C’est perdre un temps précieux où t’es pas vraiment là.

Je tiens pas la distance,  je dormirai debout
Si c’est ce qu’il faut faire pour te voir à genoux.
Te donner tout ce que j’ai pour que tu l’illumines.
J’en ai marre de nager, je veux que tu m’arrimes.

J’avais vingt ans quand tu m’as dit que tu m’aimais
Les étoiles débordant de ma gueule de novice
Pourtant ça fait dix fois que je prends un précipice
Pourtant toi je te crois, je sais pas, c’est propice.
Je prends encore le temps de courir après ça
Je garde tout les souvenirs qui commencent par toi
J’avais vingt ans, je voulais tout
Les ivresses, tes oboles en y voyant richesse
J’avais vingt ans, déjà, j’occultais la tristesse.

Elle est belle la distance quand elle est avec toi
Tu es ce que je suis, je suis devenue quelqu’un
Je te regarde hier, aujourd’hui et demain
J’ai envie de plonger partout où tu seras.

Hier j’ai eu trente ans tu m’as dit je sais plus
Il y a cette fille là bas, elle transpire le début
C’est sûr qu’avec ma gueule que tu connais par coeur
«Arrête c’est pas toi, j’ai peut être juste peur»
J’ai eu trente ans un jour dans mes yeux délavés
Toi, je sais pas vraiment si tu l’as oubliée
Et puis arrête de dire que tu es désolé
J’ai fait semblant de croire tes paroles d’évangiles
Regarde encore une fois ma petite gueule d’apôtre
Reflet dans le miroir, ce n’est plus toi qui brille
J’aurais quinze ans parfois, mais dans les bras d’une autre.

Elle m’emmerde la distance que tu prends dans les yeux
Je sens tes frustrations gifler comme un aveu
J’ai regardé mon verre, aujourd’hui et demain
Me noyer sur la terre, j’ai plus le pied marin.

Demain j’ai quarante ans je veux pas rester seule
Comment on se reprend quand on a pas de toi
Comment te voir vieillir si t’es pas encore là
Demain j’ai quarante ans à la lumière du jour.
J’essaie de voir ta main, ses rides et ses défauts
Qui font qu’elle est unique et que j’en perds mes mots
Ta main là, dans la mienne, c’est ce qu’il me fallait
Ça y est c’est aujourd’hui que j’arrête de compter.

Il y a plus de distance, assez pour reculer
Lever les yeux vers toi me taire, te regarder
Je m’imprègne de tes rides, mes endroits préférés
Si tu sautes je saute, enfin, putain, ça y est.

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23 Oct

Le lien est vidé, comme un ombilical biaisé,
Comme une allure foetale déjà brisée.
L’intermittence pesante d’un regard percutant,
La gestuelle manquante d’un gosse de dix sept ans.
En tête à tête dans ma mémoire, repasser l’histoire
Les nouveaux départs, parier sur le hasard,
Quand-est ce que tu rentres
Les excuses qu’ils s’inventent.
Ils ont dépucelé nos rêves à rentrer bien trop tard.
J’appréhende chaque regard comme si j’allais en crever
Maman j’ai plus peur du noir mais laisse allumé.

Les vérités sont toujours ostentatoires
Pourquoi quand tu dis vrai c’est toujours parce que t’en as marre.
Pourquoi quand j’ai envie de pleurer ça fait que toi tu te barres.
Pourquoi ils nous ont séquestré dans des films où personne se sépare
Les génériques de fin c’est promettre un nouveau départ.
J’ai regardé par la fenêtre j’ai vu mon voisin sauter
Le sourire aux lèvres d’avoir enfin osé,
Un doigt bien en l’air comme si ça comptait,
Le visage par terre comme s’il finalement il l’avait regretté
J’appréhende chaque regard comme si j’allais en crever
Maman j’ai plus peur du noir mais laisse allumé.

J’ai vu des femmes me mentir droit dans les yeux
L’insolente vérité débordant de leur jeu
J’ai regardé leurs sourires qui disent ne t’inquiète plus
Mais qui par derrière lui disent que tu ne m’aimes plus.
J’ai vu tes larmes quand je t’ai dit c’est terminé,
C’est toujours quand il y a un drame qu’on se sent tous soudés.
Il y a qu’à regarder comment ça se passe juste à côté
Les réunions de familles commencent toutes par un décès.
À croire qu’on sait juste se dire je t’aime quand on en a plus besoin
Pour combler des silences des vides qui ne veulent dire plus rien.
J’ai pris de la valeur le jour où j’ai disparu
Dans tes yeux j’ai de la place juste quand je n’y suis plus.

Et on va refaire l’histoire en se croyant historiens
Non j’ai plus peur du noir, mais en fait j’en sais rien
J’ai beau t’expliquer comment je me sens fissurée
Mes blessures t’insuportent, ne sont pas ma fierté
J’ai des rêves enragés qui ne veulent qu’exister
Dans un coeur bombardé par la peur de t’aimer
Mes craintes, mes questions, mes paroles bégayées
T’en fais pas il y a personne qui a su les apaiser.

Impact générique, publique, génétique
Trop nostalgique
Des entailles mécaniques, la vision à peine pathétique.
Mais putain comment je me construis
Si même dans tes yeux je trouve pas mon abris.
J’appréhende chaque regard comme si j’allais en crever
Maman j’ai plus peur du noir mais laisse allumé.

Elles écoutent sans entendre ce que j’ai à leur dire
Si j’essaie calmement, elles voient quand même le pire
Oui vas-y t’as raison je me victimise par choix,
Fucking belle sensation de n’être toujours que ça.
Mais toi t’es imparfaite, mais c’est toujours meilleur
Qu’la gueule de mes défaites qui se défendent par peur.
Les autres sont tellement beaux ancrés dans leur confiance
Laisse-faire, j’ai trop d’égo.
On dira que c’est la France.

J’appréhende chaque regard comme si j’allais en crever
Maman j’ai encore peur du noir.
S’il te plait n’éteins jamais.

20 Oct

Mécanismes intérieurs que tu ne connais pas.
Une nécrose du coeur, la tête fait les cent pas.
Tu regardes ces corps qui sont tous étendus
À genoux sur l’asphalte, leur âme à moitié nue
Tu prends l’inspiration mais l’air est saturé
C’est ton propre poison qui transpire tes pensées

Je vous salue Marie mais vous ne répondez pas
Comme un gosse mal élevé. Non merci. Pas cette foi.
Pleine de grâce prières qui retournent le cerveau
Est-ce que c’est toi Marie planquée dans mes échos?

Les autels à genoux, les corps que l’on avale
Le vin qui nous ruisselle de paroles triomphales.
Dans l’hôtel à genoux les cuisses plein la gueule
Les corps que je dévale pour me sentir moins seul.

Je te salue Marie au vaste coeur de pierre
Sur lequel salivent les paroles d’évangiles
Je détourné ma foi, j’ai la mémoire fragile.

J’élève mon verre de vin à toutes ces belles prières
Que les murs déglutissent en silence cathédrale.
Je sortirai léger, prêt à lever mon verre
Je te salue Marie, ma politesse vénale.

19 Oct

Elle était devant moi. Je crois que je n’ai pas osé lever les yeux. Inatteignable.
Je regardais ses mains comme pour essayer d’aller chercher un autrement. Un ailleurs. Le voyage.
Imaginer le contact premier. Se faire hari kiri en plein coeur. En silence.
Imaginer les yeux se cogner aux siens. Perpétuité. En quelques sortes.
Je voudrais lui parler bien sûr. Mais je n’y arrive pas. C’est essayer de composer quelque chose d’incurable. Le genre de musique qui se pend à la chair et tire les pores vers le haut. Je ne sais pas faire ça.
Je m’efforce de faire semblant de ne pas la voir.
Je la vois.

Est-ce qu’elle me regarde?

Aller plus vite, tourner sept fois la langue dans la bouche avant de parler. Ou quatorze. Ce que j’ai à lui dire est tellement sérieux.
Comment suspend-on les battements des peaux qui tremblent en se regardant?
Il y a ces autres, ces mélancoliques musiciens, qui peuvent tout dire sans ne jamais parler. Mais il n’y a pas assez de touches pour lui expliquer ce qui moi, me touche.
La page est blanche, légèrement raturée. Je me mets à begayer sur ma feuille.

J’ai l’air con. J’aurais pu être comblé.

Elle, je ne t’en parle pas.
Probablement à mille lieux. Moi. Amoureux.
Il sort de mes mains les mots qui se taisent. Les mots prétéritions. Que l’on dit sans dire, sans se mentir, c’est plus facile de la faire sourire quand elle ne sait pas les mots que je suis en train de lui lire. Parfois. Putain pourquoi je ne suis pas Shakespeare.
Ça pourrait être pire.

Les rimes ne servent à rien. J’essaie les sonorités pour détourner son attention. Bien joué. Sans prétentions. Elle n’a pas vraiment remarqué.
Mauvais perdant. Le hasard ne fait pas les choses.
Cela fait des années. Ou peut être quelques jours. Depuis qu’elle est arrivée, le temps ne suit plus vraiment son cours.

J’attends qu’elle comprenne. C’est Pénélope mais sur le quai de Seine.

La gueules des noyés
Des cadenas pour s’aimer. Se jurer. Des promesses sur des murs. Des murs que l’on finit par se prendre. Tu passeras prendre tes affaires. Rends-moi la clé.

Les cadenas ont deux clés et je n’ai qu’un coeur.
Croix de bois croix de fer, si je mens fais-moi taire. C’est déjà l’enfer.

 

Alors les bouquets de fleurs comme des bouquets d’opulence. Mon silence éclos jusqu’au bord de mes lèvres. Accoucher. Pas pour coucher mais pour sauter.
Sous les pieds, le ravin. C’est con dirait certains. Pourtant. C’est beau de se jeter dans le destin.

Sauter.
Allez, j’en suis certain.


Les desseins parallèles peuvent prendre l’unilatérale. Unir les destins bancals.
Faire des voeux en plein ciel des promesses d’idéal.

Montréal? Si je t’appelle par ton prénom est-ce que ça te fous des étoiles?

Elle foule ta terre comme on prend possession. C’est maintenant. Son allure incendiaire passe à côté de moi. Montréal, sur ton corps elle marche et je me noie.

Elle me regarde enfin. J’essaie de tenir tête.

Putain j’y arrive pas.
Elle passe. Et déjà, je la regrette.

 

 

 

 

9 Oct

Les constellations laiteuses
Réfugiées dans un regard.
L’imperfection accouche de la beauté
La perfection avorte.

C’est moi que tu regardes
Dans les veines, c’est de l’Or.
Je sens chaque morceau de peau
Se gorger de richesse intérieure.
Lumineux.
Les draps défaits.
Les cheveux, projetés sur la blancheur encore endormie du lit conjugal.

Combien tu m’aimes.
Achète mon silence.
À quoi tu penses
À toi bien sûr.

Le jour
Un ciel sans étoiles
L’azur emmêlé aux écoulements célestes
Il pleut.

Combien de corps regarderas tu passer sans les toucher.
Combien de fois par semaine vas tu me faire l’amour.
Combien de surnoms, de verres de vins, de regards accrochés.
Combien de temps.
Est-ce que l’on peut transformer le sable en roche.
Figer les sabliers.
Respirer. Souffler.
Combien tu m’aimes.
Tu m’as dit que j’avais de la valeur, je veux savoir laquelle.
Tout a un prix.
Je t’aime
Les mots ont perdu leur sens.

Les draps sont dégeulasses, salis des larmes que tu fais couler
Pour les embrasser après
Il fait nuit.
J’ai regardé le lit, lisse, sans plis. Le côté presque pas défait. Le silence de ces places où tu n’es pas.
Parfois j’aventure mes bras dans l’Antre glacée de ce côté du lit.
J’essaie d’y perforer la peau, mais elle n’existe pas.

Quel était ce parfum, celui de ta peau.
Celui que je ne peux trouver dans aucun autre lieu.
Celui qui ne s’achète pas.

Celui dont on se sèvre sans patch, sans aiguilles dans le corps, sans méditation.
Tu as rendu l’art de respirer tellement banal.

Je me suis fait l’amour entre les draps, pour réchauffer ta place. Les yeux fermés. La gueule ouverte, avide d’avaler la salive avortée de tes lèvres si évidentes.
Je me mords la lèvre inférieure.
Je me prends de haut quand tu ne me prends pas tout court.

Je revois le travers de ton regard glisser sur moi.
Je revois les gestes absents.

Le mécanisme de ton corps qui ne me salive plus vraiment.
L’embryon d’indifférence, déjà bourré de stupéfiants.
Combien tu m’aimes.

Je t’avais parlé des blessures.
Tu avais dit, je les embrasserais, parce qu’au début on dit tous ça.
Mais, mon amour,
Les princesse embrassent t-elles vraiment les crapauds?

Tu veux la passion, les yeux qui dégueulent de te regarder, la voix qui supplie l’Amour, la passion. Encore ta peau, ta bouche, tes mots, ton parfum. Non jamais, jamais vivre loin de toi.
Mais que les blessures restent aussi mythiques que l’Atlantide s’il te plait. Existantes sans se manifester.
Ça a bien plus de gueule ma Gueule n’est-ce pas?

Et puis il y aura demain. Demain où tu auras vu la croix. Le bagage. Le quai de gare que je porte derrière moi.
Demain tu commenceras à te taire. Demain tu ouvriras les yeux sur les champs des possibles autres corps aimables, agréables, baisables.

Me laissant avec mes colliers de belles paroles sur le bord d’un trottoir en train de faire la pute pour un peu d’amour. S’il vous plaît.
Un regard.

S’il vous plait.

Un regard qui ne se détourne pas au premier clignement.
Un regard fort. Sincère. Prêt.

Un regard qui traverserait le monde pour toi.
Un regard qui ne supporterai pas de regarder ailleurs, parce que ce ne serait plus te regarder.

Parce que soyons sincères.
«Une seconde sans te regarder, ce serait perdre mon temps».

 

3 Oct
C’est regarder les autres et se mettre à courir vers toi. Parce que si tu n’es pas là, bien sûr que je peux vivre, mais je ne le veux pas.
C’est se casser la gueule d’aimer trop fort mais de ne pas savoir comment faire autrement.
Si je te donne mon coeur tu devras y mettre les deux mains, mais il ne se débattra pas.
C’est parfois gueuler un peu trop fort pour que tu me fasses taire en m’embrassant.
C’est attendre que tu me donnes un surnom idiot au téléphone en décrochant alors que je suis en colère.
C’est ne pas pouvoir s’empêcher de se tenir la main quel que soit le lieu où nous nous trouvons, quitte à renverser les couteaux par terre.
C’est me lever de ma chaise au milieu des autres pour venir t’embrasser même si personne ne le fait.
Justemment parce que personne ne le fait.
C’est te donner ce que personne ne t’a donné.
C’est trouver un papier rose dans mon armoire avec une déclaration d’amour quand je ne m’y attendais pas.
C’est être un peu triste de voir les fleurs faner. Les première que tu m’as offertes.
C’est aimer la gout de ta voix qui me dit qu’elle m’aime alors que nous transpirons.
C’est le «tu vas où» alors qu’il est trois heures du  matin et que j’essaie de sortir du lit. Comme si j’allais prendre le prochain avion pour Paris et ne jamais revenir.
C’est le rire complice des dessins au feutre que l’on accroche et dont on ne se souvient pas le lendemain matin.
C’est savoir dire «je me suis emportée».
C’est prendre des billets d’avion pour le monde avec toi.
C’est vouloir traverser la ville pour te rejoindre au milieu de la nuit.
C’est parfois devoir partir pour laisser respirer.
Mais c’est cesser de respirer si tu n’es plus là.
C’est ton accent anglais quand tu parles français
Et ton accent anglais quand tu parles anglais.
C’est moi, qui me rhabille un peu moins vite parfois.
Ce sont mes mains. La peau. Le contact. Cette chimie qui ne ment jamais.
C’est avoir peur quand nous ne nous comprenons pas.
C’est vouloir m’améliorer tous les jours de ma vie.
C’est ne pas boire toute une soirée pour prendre la voiture et venir chez toi.
C’est dire je m’excuse.
C’est attendre que tu reviennes en faisant comme si je n’étais pas impatiente.
C’est espérer que tu vois bien que je suis impatiente.
C’est être maladroite, mais tellement t’aimer.
C’est essayer de traduire les chansons qui, portées par ta voix, me filent la chair de poule.
C’est attendre que tu m’invites à t’écouter jouer le piano et chanter.
C’est the house of the rising sun qui avec ta voix me brûle la peau.
C’est t’envoyer des musiques et attendre ton :«je n’aime pas».
C’est en sourire.
C’est te dire encore une fois que mon amour n’est pas le CAC 40.
Quoi qu’il arrive, il reste stable.
C’est ta peur qui rencontre la mienne.
Et notre volonté si fort de la transformer quelque chose de beau.
C’est ce que moi je vois.
Et toi?
2 Oct

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis,
Pourtant toi tu l’attends encore.
Peut-être que tu es con.
Peut-être que tu n’as pas d’avis.
Les lanternes que l’on lance vers le ciel
Presque comme des pierres que l’on veut faire ricocher sur le bord de l’eau.
Des lanternes qui ricochent sur l’air.
Un vœu, vite, pour ne pas laisser passer sa chance
D’envoyer de la lumière dans l’obscurité,
De balancer au monde ses aspirations.

Moi d’abord.
Exauce-moi.
S’il te plaît.

Les gens se tirent dessus.
Aujourd’hui les balles ne sont plus celles des cours d’école.
On exécute la foule,
On exécute les rêves
Faute de réaliser les siens.
Tu regardes ta montre. Il est déjà onze heures.
Les bombes s’entrelacent au milieu des concerts
Les armes se faufilent entre les harmonies.
Tu enlèves ta montre. Le temps n’est plus vraiment une unité de mesure.
Demain, c’est courir après sa parallèle.
C’est vouloir être plus beau que son reflet dans le miroir.
Au milieu de ce nouveau monde, on ne découvre plus les océans
Les rivières sont moins douces
Les gifles font des ricochets sur les visages des femmes silencieuses.
Des gosses font le vœu de sauver leur famille.
Les lanternes sont défigurées par les ouragans.

Tu as un peu froid.
Combien tu m’aimes ?
A-t-on le temps?
Pourquoi pas.
C’est pas le moment.
On verra bien.

Dans un universel prequ’aveuglé par la douleur de la terre qu’il foule,
C’est parier sur l’obscurité pour enfanter la lumière..
Tu le sais pourtant, à regarder ce qui se passe aujourd’hui
Les immaculées conceptions ne donnent pas la vie, elles la reprennent.
Alors tu te regardes encore une fois dans le miroir,
Et tu enfantes toi-même d’un sourire.
Juste pour la beauté du geste.