Archive | juin, 2018
5 Juin

J’aurais remonté les temps comme on relève les draps sur les épaules endormies de ceux que l’on convoite et que l’on adore.
J’aimerais ouvrir ma porte sur la présence indicible de ta venue imprévue.
Ne rien dire et juste mettre le baume sur le cœur.
Le silence est parfois la seule manière de garder la tête froide.
Et le corps brûlant.
Des silence accoutumés.
En attendant le bavardage confiant de ceux qui réussissent leur vie.
Des silences éloquents.
Mais qui évitent les promesses à l’Aube que l’on ne pourra pas tenir.
Les échos imberbes d’une route sans issue.
Car le vide me fait bien trop peur ce soir.

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