Autoportrait II

Me regarder en face. Ne pas avoir honte de qui je suis et des chemins que je prends. Ne pas me sentir ridicule. Je ne suis pas incomprise tant que je me comprends moi-même.
Je choisis l’amour avec tout ce qu’il englobe de doutes, de souffrances mais aussi de rire et de merveilles.
Comment se blamer d’essayer mille fois de grimper l’Everest?

Faut-il rebrousser chemin parce que tout le monde le fait?
Faut-il abandonner car trop de fois chutée en bas de la montagne.
Je vais grimper cet Everest. En tête à tête avec moi-même.

Le froid perçant de l’altitude me fera douter. Mais j’aggriperai mes mains plus fort.
Quelles que soient les failles, les erreurs de parcours. Tous les chemins peuvent me mener au sommet.
J’ai choisi l’Everest depuis que je suis née.
Je l’ai parcouru à en avoir le souffle coupé.
Sans jamais m’approcher du sommet.
Mais à chaque fois, j’allais un peu plus loin, dans son envers, sur d’autres chemins, contre d’autres rochers.

Je suis déterminée à faire l’ascension de mes choix.
Tant que je ne tourne pas le dos à ce qui toute ma vie a été la finalité.
Je n’ai plus peur du froid, des solitudes quand, à la nuit tombée on n’entend que son propre écho.
Je reconnais ma voix.
Mes mains et mes bras me porteront là où je veux aller.
Les cicatrices, les ecchymoses et le manque d’oxygène qui me talonnent dans les sentiers.
Je ne les fuirai plus.
Mais jamais mon regard ne se détournera du sommet.
Pour un jour, planter mes crocs dans cette vue imprenable sur qui j’ai été, et sur tout ce chemin parcouru.  

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