Archive | 1 seconde pour lui parler RSS feed for this section

move on

21 Sep

Le blogue va migrer sur une autre adresse, si vous souhaitez resté informé des textes envoyez juste un courriel à : chapristilavie@yahoo.com je vous joindrai la nouvelle adresse.

Merci

 

Publicités
20 Sep

9 Sep

Bien sûr que tu avais peur.
Emmuré et à perte de voix tu chantes pour remplir le silence de l’appartement.

7 Sep

C’est tout ton corps qui se resserre contre toi même, comme s’il n’y avait plus de place.
Plus de place pour respirer.
Pour respirer.
Tu n’arrivais à rien.
C’était plus fort que toi.
Comme une chute magétique contre toi même.
La claque dure et sans ménagement.
La claque du passé qui revient, comme la marrée remonte.
Comme une envie de tout foutre en l’air.
Synthétique.
La claque chirugicale.Tu rêvais de l’unicité dans les yeux de celles qui ne voient que les autres et leurs belles qualités.
T’avais beau avoir tout ton être à donner.
Il n’était pas celui des autres.
Il n’était pas celui des autres.
Chirurgicale.
Seule. Parce qu’il faut bien cela pour prendre la mesure.
Regarder le desastre.
Et tout ramasser.
Comme un lendemain de fête.
Ta gueule de bois vient t’enlever le peu d’humanité.
On serre ses bras contre soi même en se disant que ça ira mieux demain.
Mais demain n’est qu’une pale copie d’aujourd’hui.
T’as le coeur qui saigne mais tu dois l’éponger.
Parce qu’elle est déjà loin.
Dans d’Autres corps à chercher le plaisir.
Dans d’Autres bouches à convoiter le désir.
Dans d’autres promesse dire les mots qu’elle te disait.
Qui n’avaient rien d’uniques.
Qui étaient faits pour tous. Comme un vêtement bon marché.
Tu te regardais.
Foutu en l’air.
Pas sûr de bien retomber.

28 Août

23 Août

Est-ce que tu crois que les cœurs peuvent s’émouvoir sans cesse, d’un regard que l’on pénètre chaque jour?
Ta plus grande peur, c’est qu’il te regarde à la même hauteur que le reste du monde.
Tu aimais, avoir dans ses yeux, ses gestes et ses paroles, la caresse rassurante toujours émerveillée.
Mais aujourd’hui, il ne te raccompagnait plus.
Tu t’étais retourné et avais vu le vide au travers la fenêtre la porte à peine fermée.
Le manque d’oxygène pour se rappeler d’être en vie.
Le manque d’un corps quand il a pris le large.
Le manque d’un cœur quand il n’y a plus l’écho.
Pourquoi fallait-il que les gens te perdent pour toujours voir enfin ta valeur.
Et qu’à chaque réunification, tu redeviennes cet être dont on ne sait pas si l’on veut.
Pourquoi fallait-il que les gens te perdent pour toujours voir enfin ta valeur.

 

 

 

 

16 Août

Les ponts cadenassés se cassent la gueule dans les fleuves pollués.

Enchaîner les élans du cœur pour ne pas qu’ils aillent trop forts, ou trop loin.
Tu cherches la paix mais tu attises les flammes.
Tu veux le repos mais tu te gaves de pilules.
Tu cherches l’amour mais les miroirs n’ont jamais croisé ton reflet.
Tu es caricaturé dans le cœur de certains, tu as laissé des entailles.
Dans d’autres tu n’es qu’un écho dont on ne connaît presque plus le prénom.
Tu te penches sur tes illusions.
Tu te dis que t’es encore un peu un enfant de croire aux miracles.
Mais que c’est ce qui fait la beauté du monde.
Les gosses et leurs espoirs bienséants.
Leurs ballons et leurs rires.
T’aurais aimé ça en avoir un. Mais plus maintenant.
Le poids des cadenas.
Puis tu t’accroches à tes miracles comme on se jette sur la vie une fois condamné.
Tu regardes derrière toi mais tu ne dis rien.
Tu pensais parler trop.
Mais tu ne dis rien.
Et tu réalises doucement que ce qu’il y a derrière la peau, il n’y a que toi qui le saches.
Et les miroirs, les gosses et leurs rêves minuscules de grandeur, les fleuves qui se jettent à cœur perdu dans d’autres eaux ne feront pas accoucher le monde d’une plus belle lumière.
On te dis que tu écris pour les tristes.
Alors tu fais un autodafé du bonheur sur pages.
Qui a envie de lire que tout le monde va bien mets juste des œillères sur son enfance décimée.
7 Août

Quand toujours au fond de toi, la vague remonte bien plus loin que l’âme
Au fond de toi c’est le contraste sidérant d’un hurlement incendiaire dans un magasin de porcelaine.
Le calme pénétrant des objets lisses, posés comme pour ne pas déranger.
Tout est pastel. Le plafond haut. Rien ne bouge.
Pourtant, l’air est saturé.
Il bouillonne d’envie de vivre sans savoir comment.
Comme les larmes qui coulent sur les joues sans que le reste du corps ne s’exprime.
On s’excuse presque d’être là.
Même face à soi-même.
Tu fermes les yeux et tu imagines la caresse d’un horizon.
Pour calmer les tempêtes viscérales de l’esprit
Pour rendre l’eau limpide et sans écumes.
Pour respirer autre chose que la flotte
Apaiser le navire.
Remonter à quai.
Séduire le lointain.
Reprendre la route.

12 Juil

12 Juil