Archive | Du rien RSS feed for this section
24 Avr

Jeu, set et crash
Et moi, j’ai le cœur d’un vieux qui n’a plus le cœur aux grands chelems.

Publicités
16 Avr

Je ne pensais pas que ça pouvait faire mal. C’était impossible.
Et là je suis frappé par un train à grande vitesse, alors que je n’avais rien demandé à personne.

Même pas à moi même.
Je me vois, tu sais, au ralenti, projeté vers la rame.
La gueule bien écrasée entre la réalité et puis tout ce que je suis.
Ça ne lui fait pas de mal à cette autre partie de moi qui n’a jamais méritée de vivre.
Comme un dessert fait maison. Il suffit de creuser un peu pour y trouver le cœur coulant.
Et puis j’ai l’air encore plus idiot avec mes yeux percés
Qui n’en finissent plus de pleuvoir.
Un goût tellement amer qui se répand partout dans la tête.
L’envie d’y rester un peu, peut-être sous ce train.
Il me tiendrait presque chaud dans ce ralenti à la con.

6 Avr

C’est quand c’est le vide dans ton cœur que tu le sens le plus prêt à déborder.
Je regarde des scènes de Titanic. Un film qui ne m’a pas fait pleurer. J’ai trouvé ça mignon. Mignon et puis c’est tout.
Et aujourd’hui…
Les regards, les paroles, les gestes. Tout prend une dimension démesurée… J’ai froid, mon cœur s’emballe, j’ai envie de pleurer.. J’ai la tête qui me tourne. J’ai mal.
Mal comme je n’ai jamais eu mal de toute ma vie.
Comment on peut avoir mal alors qu’il n’y a plus aucune raison de souffrir ?
Je suis libre. Et je ne me suis jamais senti aussi vide. Aussi perdu. Aussi seul.
J’ai peur. Terriblement peur. J’ai l’impression que ma tête va exploser.

Alors c’est ça être seul. C’est ce sentiment là. On dirait la lèpre. Je me vois partir. Je me vois disparaître. Et ce n’est même pas le plus douloureux.
C’est que ce qui part en premier est ce cœur qui ne me sert plus à rien.
C’est quand les bras de la terre entière ne peuvent plus porter ma peine.
Et que personne ne peut rien y faire. Comment on vit avec ça ?
Les larmes qui débordent comme l’eau d’un mauvais vase.
Comment on survit avec ça ?