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7 Déc

Je les regarde
Affamé
Les couches épaisses du mille feuilles céleste

Ne m’emmène pas au septième ciel
Tout le monde y va
Ce soir, emmène moi découcher dans l’ailleurs que tu voudras

27 Nov

Viens me revoir,
Défier les murs de mon appartement,
En apparté

Et laisse moi
Tête baissée, m’immoler, là, avec toi, bien au chaud
Avant de m’emmurer contre ta peau

23 Nov

J’étais à peine plus haut que le pommier du coin, et je voulais conquérir le monde, ton monde.
Un univers à déplier. Une carte routière, lunaire, solaire, je ne sais plus trop laquelle.
Tu n’en as jamais rien su de toutes façons.
Tu me regardais dévisager tes mains comme on envisage un écrin
Faire diversion à la perversion
Je n’ai jamais eu la force de te le dire.
Je ne sais pas si je le regrette.
Tu es restée épurée de moi même, et même si
Je reste emmuré dans ma peine
Je ferme les yeux, à y voir, tu sais, ces petites étoiles blanches.

« A force de voler sans elle
On finit par détester le ciel»

Et je vois ton ombre, en surnombre surpeupler mes phrases au conditionnel

21 Nov

Je chute à tes reins
L’air de rien

21 Nov

X fois je me suis demandé
Mais, parce que les équations n’ont d’inconnues que sur les tableaux
Dis-le.
Dis-moi que jamais je n’ai été fait pour toi.

20 Nov

Il a pris un train, côté couchette. Sans surprises, il s’était couché
Elle l’avait regardé, tout à l’heure, s’évader près de la vitre, dans le couloir
On aurait dit un Dalton
Qui cherche un moyen de partir, quitte à ce qu’il soit trop stupide
Le « train-train porte bien son nom » a-il pensé avant de fermer les yeux
« Rien n’y arrive qui ne soit planifié sur un ticket »
Elle n’a rien dit
Il n’a rien vu
Ils ont passé 12 heures l’un à côté de l’autre
Lorsqu’elle est descendu, à travers la vitre,
Il l’a regarda pour la première fois
Hors du train-train, dans une ville inconnue
Il eu juste le temps de regarder le nom sur la pancarte bleue
Le wagon sans surprise repris sa route
Et le Dalton se faisait la malle
Avec la mauvaise valise

14 Nov

Deux regards qui coagulent
Un précipité bleu, chimiquement stable
Et toi, toi qui fais que mon coeur se met à pomper comme un Shadock, dès que je te vois
Le temps d’une bande
Son ou dessinée.

31 Oct

A la frontière d’une réalité à peine retranchée dans ses petits souliers.
Je la regarde. Elle est là. Elle rit tellement bien.
C’est le genre de fille qui rit avec un orchestre symphonique derrière elle.
Comme dans les films. Tout est plus beau dans ses gestes quotidiens.
Elle t’importerait les champs Elysées en buvant un milkshake au coin de la rue la plus insignifiante de la ville.

22 Oct

Mais qui je suis.
Pour errer, ivre mort au fond de moi-même, à ne pas réussir à exister entièrement
Étriqué par un corps en constante ablation
Étouffé par la peur de n’être qu’une station service pour les yeux qui me regardent
En attendant de reprendre la route
J’essaie d ‘étirer mes bras, ce demi corps en recomposition
J’essaie d’attirer le calme après la vie.

Il y a tellement de vie en moi
Qu’y naissent les angoisses les plus analphabètes.
On ne peut pas en parler.
Qui comprendrait
Que sous mes yeux couleur jardin du Luxembourg
Les racines sont atrophiées.
Elles aspirent
Elles inspirent

En attendant Le dernier round
Round Up
Qui a m’OGMiser 
Pour m’homogénéiser 

26 Sep

Je ne voulais pas être pompier. Je ne voulais pas être princesse. Je voulais être.
Je voulais aimer et que l’on m’aime malgré mes tares inexplicables.
J’ai le problème de ceux que l’on arrive pas à caser.
Pas de case. Mais un cas.

Ma carte d’identité ressemble aux Specimens que l’on glisse dans les portefeuilles en plus du permis de conduire factice et de la carte bleue avec laquelle les gosses jouent aux acheteurs compulsifs.
Je n’y reconnais pas mon visage. Le prénom.
Même la taille n’est pas vraie. J’ai menti pour gagner 2 centimètres.
Sans papiers.
Toi tu entres dans ma vie.
Je me déshabille jusqu’aux os.
Je t’expose le problème.
Même à math sup ils n’y auraient rien compris, je ne peux pas t’en vouloir.
Tu me regardes autrement.
Tu me donnes un formulaire E 111 pour voyager à tes côtés.

Ce n’est qu’arrivée à l’aéroport que tu as vu tous les bagages dévaler sur le tapis roulant.
Tu m’imaginais avec un sac à dos.
Je t’offrais la soute à bagage d’un 747 remplie de vices de forme.

Tu pensais Air France.
Bienvenue chez Ryan Air.