26 juil

"Tout ça commençait mal. La charpente d’une vie totalement bringuebalante, le corps à vif mais sans jamais le montrer.
La pudeur même d’exister.
Des blessures du paraître, celles qui ne se voient pas vraiment dont aux yeux des autres on ne peut pas souffrir « vraiment ».
La construction d’un être humain est pire qu’un tutoriel Ikea."

18 juil

Derrière chaque porte fermée se dissimulent des plaies ouvertes, béantes et silencieuses.
Tu es là et,
Confinée dans un univers amoindri, la vie.
Tu te sens prisonnière de tout, de toi, des autres et, faut pas te mentir, tu préfères te dire que "c’est la vie"
Pourtant je ne suis pas sûr, est ce le manque d’envie
Qui te pousse à croire qu’en une seconde, quelque part dans l’espace temps tu as cessé d’avoir le choix
La liberté dans des valises qu’on ressort une fois par an, histoire de se sentir vivant
Gamin qui vire au galérien
Le marchand de sable
Le sable des vacances
Le sablier
Tout part si vite et moi aussi tu sais j’en dors pas
Le marchand de sable a deserté depuis longtemps déjà
Mais toute une vie passée à compter les poussières
Ça ne vaudra jamais la présence de ta mère
Le problème c’ est que tu ne sais pas comment lui dire

La vie s’agite, trente ans demain
Traverser l’horizon pour se reconquérir
L’aéroport muet et moi les larmes aux yeux
7000 bornes à mes pieds de gamin silencieux
Je dis rien mais tu sais, un an et demi sans toi
C’est le temps qui fait mal, c’ est partager la vie
Dans une fenêtre qui fait 8 centimètres et demi
La technologie change mon regard sur les choses
Je te vois, tu me vois et on ne voit pas d’osmose
On parle et on résume ce que la vie nous vole
On est deux libertaires qui se croiraient en tôle
7000 soupirs distants, 7000 je t’aime tellement
7000 fois à vouloir et à perdre du temps

L’enfer du décor, incipit

6 juin

" « Ils sont beaux les garçons Charlotte. Regarde les avec leurs grands airs de marins tout droits sortis d’une publicité pour Jean Paul Gautier. »

Ils se regardent assez bien c’est vrai, mais toi et moi n’avons pas les même yeux. Les garçons je les regarde comme le Graal, comme quelques chose que j’aurais voulu être et que je ne serai jamais.
Je ressemble à un garçon, je pense comme une fille, j’aurais voulu être un garçon, mais je suis née Charlotte. "

Début d’un nouveau livre "l’Enfer du décor", qui devrait être prêt dans six ou sept mois, le temps d’accoucher de toutes les pages.

Nouvelle nouvelle

30 mai

Aloïs en pré édition, (disponible chez Amazon et tutti quanti d’ici une paire de mois à toutes les paires d’yeux intéressées) je me suis consacrée à un concours de nouvelles organisé par une autre maison d’édition.
"Les amours contingents"  sont nés il y a un mois et fraîchement achevés de cet après midi.

cont

19 mai

Dans les moindres recoins de la mémoire qui veille,
A déformer le ciel entre nos lèvres incises
J’aime quand tu me regardes et que tu m’interpelles
Fais tourner ce miracle enveloppé de tissu
Le drapé se soulève et retourne mon âme
Et que j’en pleure demain pourvu d’avoir vécu
Ton corps contre le mien
A regarder dehors
Avoir l’air de deux gosses
Qui attendent le soleil
Pour s’endormir sereins
Sous les lumières du ciel

17 mai

Je ne pensais pas avoir aussi mal. Et je t’imagine dansante, criante et vivante
Et je me m’oblige à te haïr,
Alors ça ressemble à ça.
Les amitiés sanglots
Les au revoir de trops

14 mai

Amoureux d’avant guère au sourire étendu
Il aimerait voir la mer répandre à l’horizon, la vague insubmersible submergée par ton nom.
Il aimerait voir la terre suspendre pour un instant, sa course existentielle
Et être ton amant.

Image 9 mai

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25 avr

Rester seul. S’envenimer sous les questions qui laissent sans voix, tu vois,
Le silence accablant prend la place de tes mots
Et je reste, debout, insatisfait, rongé par ce terrible sentiment d’abandon que tu viens de faire s’écrouler dans tout mon être
Incapable, sidéré, anéanti d’un vide sans air, irrespirable qui restera néant
Plus jamais, plus jamais offrir sa solitude aux bras des amitiés
Elles s’arrachent à la peau avec cynisme
Les mots préfabriqués
L’horizon dénudé, les visages inconnus
Aggravent la surdité de nos malentendus
Plus jamais mendier l’amour à des cœurs béants
Qui sans un mot s’insurgent, et décident de purger
Leur amitié sincère d’un post-scriptum cinglant

12 avr

L’obscurité, la vue sans fin au fin fond de mes onirismes
Les prunelles mûres au fond des yeux qu’on pourrait les en décrocher
T’embrasser pour la première fois, l’anatomie de l’atomique

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