Archive | mars, 2015
31 Mar

Ouvrir trop grand son cœur. Des fentes béantes, d’où transpirent l’amour, la peur et l’attente.
Nous sommes de ceux que l’on appelle les dépendants. Étiquette trop petite. Est-ce que si je m’accroche à toi jusqu’à m’y fondre, m’y perdre et ne plus savoir qui je suis le mot ne te semble pas trop faible?
Sentir monter la peur. Cruciale et vicieuse. Je la vois mais ne peut pas l’atteindre.
Je ne suis plus personne quand je deviens l’Autre.
Les larmes sont tordues, comme démembrées. Incapables d’êtres elles-mêmes.
Ne pas me connaître. Sentir les aspirations. L’amour. L’amour comme bouée d’un sauvetage perpétuel. Au bord de la noyade. La bouche qui recrache l’eau stagnante des trente dernières années.
Tu pleures trop. T’as pas confiance dans ta carlingue. Elle pourrait pas supporter ton poids. Les fardeaux. Les verres de trop le soir par peur de manque de contenance.

Tu ne t’es jamais aimé parce que tu n’as jamais pris la peine de te connaître.
Tu sens les fêlures. Elles bougent au moindre battement. Aimer te fait mal autant que cela te rend heureuse.
Incapable. Belle. C’est comme jeter de la bouffe encore emballée.
Ne pas attendre. N’attends que toi.
Que de toi. Personne ne peut rien pour toi. Personne ne te sauvera de ta propre vie pour y laisser la sienne.
Tu es belle Mon Cha. Faut pas t’égratigner comme ça.
Un jour quelqu’un te dira que tu es magnifique, avec les yeux des hommes quand ils regardent les femmes.

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24 Mar

Parce que ce vide est intimidant. Parce qu’il me fait, je crois, plus peur que de vous dire les mots.
Que j’ai tendance à vouloir contrôler ça. Que je me sens vulnérable.
Et que je forge, avec soin, mes armures de Titan, dont je ne veux pas.
J’ai besoin de toi. Que tu sois là.
Que tu me regardes pour ouvrir les yeux sur les autres.
J’ai l’impression que c’est trouble, ça fou le trouble.
Parle avec un accent venu de loin.
Dis-moi les mots en me regardant jusqu’à me foutre à nu. Sans un sourire pour me cacher derrière.
Pour que tu saisisses la faille avec justesse et que tu vois ces réactions que je m’acharne à cacher, dissimuler, avaler pour ne pas brûler.
Parle encore pour que je puisse, à défaut de réussir à m’exprimer, dans un regard, te donner l’impression d’avoir dérobé le monde à l’humanité tout entière.

17 Mar

Pourquoi s’abîmer lorsque l’on est déjà branlant. Les fissures se fissurent elles-mêmes. En dessous, l’océan. Rageur. Daleux. Il voudrait déformer les côtes, exterminer des pays entiers pour prendre place et s’installer. S’étirer jusqu’à ton corps pour t’embrasser une dernière fois, se souvenir. C’est important le souvenir. Il vous conserve à l’état pur dans un état qui n’existera plus jamais.
C’est fissurant un souvenir, tu ne trouves pas?

12 Mar

Mais lorsque tu me regardes je te vois toi, je vois que tu ne triches pas, je vois que tu as les yeux que j’ai sûrement.
Si on pouvait faire de l’électricité avec ça, on rendrait les centrales nucléaires obsolètes.

5 Mar

Lui écrire avec la musique qui s’imprègne. Sourire un peu trop.
Un peu trop dans la profondeur et avoir le sentiment que ce n’est pas assez dense, pas assez profond. Je voudrais sentir son souffle me cicatriser de l’intérieur.  Prendre l’avantage sur ma peau. Être à bout de souffle. Je la regarde et je voudrais des pupilles par centaines pour l’envisager.
Je voudrais qu’elle exulte au fin fond de moi même. Faire rentrer mes mains entre ses doigts plus loin, plus fort, encore.
Être le néant, abritée quelque part entre ses sourires qui ne regardent que moi et le parfum des soupirs qui s’éternisent.
M’éterniser encore. Faire taire la musique et fumer les silences.