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9 Jan

« Je pourrais fumer ses yeux jusqu’à m’étouffer de leur omniprésence
On dirait deux solstices d’été en plein hiver »

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2 Jan

Les jours en hiver raccourcissent, et pourtant, moi, j’ai l’impression qu’ils sont interminables
Je voudrais prendre, je voudrais te prendre
Mais rien ne se passe comme on le voudrait Fin décembre
La fin du monde qui recommence
Des gosses qui hurlent pour des cadeaux deux fois plus grands qu’eux
Un papier avec des bonhommes de neige alors qu’il pleut
Des cookies Starbucks pour le père noël
Et puis des chants de noël
On chante la joie dans sa maison sous la pluie
Et moi je suis là, avec toi
Je regarde, mais il n’y a pas de gui dans les hauteurs de notre soirée

Puisque ce soir encore l’hiver a usurpé mes plans
Embrasse moi sous les branches dénudées des arbres monochromes

18 Déc

Je suis en apnée.
Je ne respire plus
C’est la remise des oscars la plus longue de l’histoire de l’humanité
J’attends. Pendu à toi, à tes mots
Des mots qui restent souvent mort nés entre tes lèvres
Tu as la parole avortée
Je n’ai plus envie d’ouvrir un livre, je veux te lire toi, lire tes mots
Lire notre histoire
Lire qui je suis
J’ai les sens dans tous les sens

Et moi j’ai envie de te regarder, d’être fasciné par ce visage que je connais mais que je veux garder intact
Garde moi intact
Parce qu’on ne respire jamais deux fois le même air
Ne me dis pas que tu n’as plus besoin de me regarder pour me voir
Et fais, fais-le avec moi
Une plongée dans le silence de nos regards passés pour respirer sans oxygène.

 

13 Déc

Te regarder vivre dans ma vie
Dans mes pulls à peine trop grands pour toi
M’y exploser la rétine, œil pour œil
Dedans pour dedans

Partir ce matin, ton écharpe
Mon écharpe
Où alors on me l’avait donné, je ne sais plus
Je ferme les yeux, je sens
Tes mains de laine passées autour de mon cou
Le parfum de la vie que tu as vécu hier, avec elle autour de toi
Elle a encore ta voix, quand tu as ri, confinée entre les mailles

Je n’ai pas spécialement froid, juste un peu, je suis trop perdu dans mes pensées
Mais instinctivement, je plonge le visage dans le tissu encore imbibé de la chaleur de l’appartement.

Tu es là, tu m’embrasses à 360 degrés.
13 Décembre. 8h38 -4 degrés.
J’ai chaud.

11 Déc

La contorsion de tes peines, pleines de bonnes intentions
Tu me plais
Tu prends la lumière
La lampe de mon appartement, un solarium bon marché
Même le temps s’agenouille pour mieux te regarder
Ce soir, je suis ton spectateur
Absorbé. Par ce corps impénétrable qui prend l’eau

2012-12-09 15.54.44

8 Nov

Regarde moi encore
A en étreindre l’infini au dehors des mappemondes

8 Nov

Elle est là. Un peu comme une statue

C’est un Louvre ouvert de nuit
Pour mon cœur qui noctambule
C’est un bateau aux voiles de verre
Qui dévisage le sol à en crever la mer
Elle perce du regard les aphtes du passé
Et t’es là comme un con, le con contaminé

Et les mines personnelles
Qui t’éclatent à la gueule
Ont des gueules d’hirondelles

 

24 Oct

L’air que tu expires, où que tu sois.
T’embrasser à brasser de l’air pour qu’il y en ait plus au fond de ma gorge.

8 Oct

Reste avec moi.
Parce que sans toi j’ai l’impression d’être privée de haricot magique et de lampe à frotter.
Je viens de passer deux jours incroyables. En soi nous n’avons rien fait de fantastique.
Nous n’avons même pas fait FANTASTIC.

J’ai eu peur. Peur de perdre tout ce qu’on avait.
Perdre les huit briques qu’on s’était tué à poser , en pesant chaque morceau.
Pour être sûrs.
Alors même si c’était  une maison en carton à côté de ceux qui soudain construisent des forteresses, moi, ces huit briques alignées me semblaient plus confortables qu’un 200 mètres carré dans ton cœur.

Et quand je t’ai regardé arriver je voulais que tu saches, comment, combien j’avais eu mal de ton absence.
Mal de désenraciner ma mémoire de toi.
Je voulais que tu apprennes le mal que tu m’avais fait comme on martèle les tables de multiplications à un gosse.

Mais tu as bien fait, tu m’as serré contre toi.
J’avais envie de pleurer l’Atlantique dans tes bras.
Mais après tout ça.
Quand mes mains ont disparus de la surface de la terre pour s’émouvoir à tes côtés, j’ai abandonné mes envies de pleurer l’océan..

Tes larmes aussi ne pouvaient pas mieux tomber. Sur moi, sur les draps, sur cette histoire.
C’est vrai, tout était parfait.

Et ce n’est pas juste la rencontre de nos deux corps qui frôlait une indécente perfection.
C’était chaque contact.
Quand tes yeux ont touché les miens.
Les mains, les corps, les bouches, les mots.
Tout ce que nous faisions se rejoindre nous pétait à la gueule.

C’était chimique.
Expérimental.
Newtonesque.
Et je sens qu’avec toutes ces pommes qui nous tombent sur la gueule, on est en phase de découvrir quelque chose d’incroyable.

3 Oct

Le genre de fille qui porte sur elle le parfum d’un requiem
Je prends son corps à bras le corps
J’escalade la cathédrale de chair
Les silences qui l’habillent ont arrêté le temps