Archive | mai, 2012
29 Mai

J’ai pris du recul
Il m’a dit d’avancer 

29 Mai

« Et comme une groupie à la sortie d’un concert de Patrick Bruel qui lui aurait effleuré la main, je n’ai pas envie de laver mon cœur de toutes les traces que tu as laissé sur lui ces derniers jours. »

23 Mai

Je dois bien ressentir le moindre millimètre de ce grand con de cœur qui s’agite tout seul dans sa carlingue.

21 Mai

Fais-moi partir ailleurs.
Sans boussole. Sans rien. Juste avec toi.
J’ai envie de me prendre une claque.
De celles qui vous réveillent. La claque Café grand mère.
Sans sucre.
Avec du lait.

Juste pour adoucir.

Une histoire de J , de JO, enfin de trucs comme ça

21 Mai

J-6

Dieu : « vas-y 6 jours c’est rien »
Biche : « tu te fous de moi ? J’ai l’impression que tu le fais trop exprès de ralentir le temps, t’as rien de mieux à faire ? »
Dieu : « Woh, c’est ça qui est bon ! » (oui, dieu il parle comme ça en vrai)
Biche : «  Mec. Il va falloir que tu t’actives parce que là je te jure. Oui je jure et alors ? J’en ai marre de faire le ménage alors que je pourrais être dans le train. D’ailleurs t’aurais pu le rendre férié ce putain de mercredi. Aujourd’hui moi je m’en fou que ce soit férié. »
Dieu : « Vas dire ça à mon con de fils, c’est lui qui a tout fait en mai et qui a décidé de monter ce putain de mont aujourd’hui. Je lui avais dit d’attendre un peu, que ce serait plus funky s’il laissait du suspens. Mais non, trop impatient il a fallu qu’il fasse son Cliffhanger avant tout le monde. Faut dire que bon, Judas était à deux doigts de lui voler la vedette.. »
Biche : « putain, Judas ?… »
Judas : Oui ?
Biche: Tu fais chier

 J-5

J’allume une cigarette.
Je regarde par la fenêtre « temps de merde, pourvu qu’il ne fasse pas celui là quand je vais te voir »
Je me dis « en même temps je m’en fou il pourrait me grêler dans la gueule que je n’arrêterais pas de sourire »
Je reregarde mon calendrier et j’essaie de me rappeler il y a 5 jours, si ça fait loin ou pas, pour comparer.
Je fais la misère à mes doigts depuis 3 jours, c’est horrible, je n’arrête pas de me dire d’arrêter mais c’est plus fort que moi. De toutes façons, tu le sais, je n’ai aucune volonté.
Je me dis que je mettrai des gants pour pas que tu vois ça.
Des fois alors que je n’ai rien demandé, je me mets à avoir peur. Peur et envie. C’est bizarre comme sentiment. Bizarre bien.
Je réalise qu’il n’y a pas eu une journée de perdue depuis plus d’un mois.
Même les moments où tu m’as manqué je les aime.
J’ai peur. J’ai envie.
A J-5 j’ai la pression d’un jet d’eau en plein été, à Versailles.
En vie. A bloc. Qui emmerde les passants s’il les arrose.
Ca me plaît.

J-4

Tu es entrée chez moi par une porte complètement invisible.
Poudlard, mais en mieux.
Mais je finis par croire que foncer dans un mur peut en effet mener à quelque chose. En tout cas ma prochaine fois à la gare, elle me fera au moins autant voyager.
Puis ça reste dans la tonalité Harry Potter.
La boucle est bouclée
Et quand tu m’étrangleras si fort que j’aurais envie d’y rester, c’est là que je me dirai que putain, ça en valait la peine. D’attendre. De t’attendre. De nous attendre comme ça. On ne le savait pas trop, mais ça nous ressemble bien au final.
Mais ne crois pas t’en tirer comme ça. Tu n’imagines pas. Et je n’arrive même pas à m’imaginer moi même comment je vais passer mes bras autour de toi.
J’ai de l’imagination. Mais ce sera de l’impro totale. Sans filet.
Du vélo sans les petites roues.
De l’adrénaline alors que le train sera à l’arrêt. Qu’il va mettre un an à ouvrir ces portes. Que déjà là je souris alors je n’ose pas imaginer ma tête en sortant de la rame.
Finir le marathon.
1 ère place.
Podium.
Allez tous vous faire foutre. C’est ma ligne d’arrivée.

16 Mai

Alors nous entrons dans la correspondance la plus frénétique jamais atteinte. Heureusement que nous ne nous sommes pas rencontrés en 1900. Les cheveaux n’auraient pas tenus. Et moi, je ressens un besoin insurmontable de te parler. Même de rien. Mais de te parler de tout ce qui se passe sur cette terre où tu n’es pas encore.
Après avoir fait à peu près trois fois le tour du dictionnaire et épuisé tous les mots qui peuvent se dire, je pense que nous avons tous les deux souris.

Parce que toi aussi tu étais une athée des hasards corrompus par l’ADSL.

14 Mai

C’est comme traverser l’espace, c’est comme retour vers le futur.
88 miles à l’heure pour se projeter, s’élancer, et éclater contre toi.
Et se retrouver là où tu n’aurais jamais cru aller.
Ne jamais dire jamais.
Plus jamais je ne dirais ça.

10 Mai

Moi avec juste ta voix je pourrais partir très loin.
Emmerder les lois de la gravité.
Partir de l’autre côté de la terre sans bouger, les yeux, les mains qui tremblent un peu.
Et même…
Même..
Oublier que j’ai fait allemand première langue

9 Mai

« Je suis content que tu habites si loin de moi.
1079 kilomètres.
Je vais enfin pouvoir caser antipodes dans un de mes textes. »

7 Mai

Te rencontrer.
Ça m’empêche peut-être de dormir. Ça m’empêche même parfois de penser tout court.
Ça va me donner des cernes à force…
« Vous êtes cerné ! »
Mais même avec le chromosome Belle au Bois dormant, plutôt crever que de m’endormir.

Mes yeux sur tes centres de gravités, noyés dans les tiens (même si tu ne le sais pas quand moi je te regarde dans les yeux, et que c’est bien parce que du coup, je me fais des chutes libres un peu à volonté, en drive-in), qui se jettent à corps perdu sur tes mains qui tricotent, qui se perdent un peu quand tu détaches tes cheveux et que ça détache bien plus de l’autre côté de l’écran.

Tu voulais savoir. Moi quand je suis avec toi, la journée, le soir, le matin, la nuit, j’ai l’impression que j’ai quelque chose qui échappe aux autres.
L’Euromillion des sensations.
Toi qui te trouve naïve et honteuse, avec tes supercheries sémantiques.
Et moi, qui trouve que plus séduisant, il y a pas, fossette de Brad Pitt mise à part.

Et moi qui flippe un peu, comme sur des skis, je n’ai jamais fait ça alors je brave le danger mais putain comme je flippe.
Pas de te voir, mais de me faire la piste noire à ton bras, de me casser la gueule, de me faire renverser par un snowborder.
Je suis fière de ma métaphore tu sais. Parce qu’elle te parlera plus.

Mais aujourd’hui, j’ai envie de lever mon verre, mon corps, une montagne, simplement pour que tu me fasses la chute libre encore, avec tes erreurs, tes rires, ta voix, ton visage.

Pour essayer de te décrocher une palpitation, à toi, l’habituée des sommets.